Du temps pour vous soigner et maintenir votre accès aux soins
LA GRÈVE DES MÉDECINS LIBÉRAUX
Du 5 au 15 janvier – Manifestation nationale à Paris : 10 janvier Contre la LFSS et la mort programmée de la médecine libérale
Pourquoi faisons-nous grève ?
La Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) actuelle franchit une ligne rouge.
Elle transforme progressivement les médecins libéraux en variables d’ajustement comptables, au détriment des patients, de la qualité des soins et de l’accès aux soins de proximité.
Ce mouvement n’est ni corporatiste, ni idéologique.
C’est un cri d’alerte responsable pour éviter l’effondrement définitif de la médecine de ville.
➡
On demande aux médecins de faire plus, avec moins, plus vite.
Une logique purement comptable, déconnectée du terrain
● Objectif prioritaire : réduire la dépense, sans vision de santé publique.
● Aucun investissement structurel dans la médecine de ville.
● Charges en hausse, recettes sous pression, inflation ignorée.
Cette logique fragilise directement les cabinets médicaux et menace l’accès aux soins.
Article 77 : un précédent gravissime
L’article 77 de la LFSS permet au directeur de l’Assurance Maladie de modifier unilatéralement le remboursement de certains actes, sans négociation conventionnelle.
Cette mesure : - crée une instabilité économique majeure pour les cabinets et les établissements de soins ; - décourage l’investissement médical ; - pénalise directement les patients, notamment dans les territoires déjà fragiles.
Ce mécanisme a déjà été utilisé, avec des conséquences concrètes pour les patients et les soignants.
On prétend défendre l’accès aux soins, tout en l’abîmant.
Ce que les médecins font déjà (et que l’on oublie)
Quelques réalités de terrain :
● Environ 1 million de consultations par jour en médecine de ville.
● 20 à 30 % de consultations non programmées, souvent le jour même.
● Environ 40 000 passages quotidiens aux urgences.
➡
La médecine libérale est le premier amortisseur du système de santé.
Et pourtant :
● 50 % des médecins sont en situation de burn-out.
● Un tiers a plus de 60 ans.
● La charge administrative explose.
● Les délais s’allongent et les renoncements aux soins augmentent.
On ne peut pas faire de la médecine et de l’administratif en période épidémique.
Cette grève n’est pas...
● Une grève contre les patients.
● Une grève contre l’hôpital.
● Une grève pour des revendications individuelles.
C’est une grève POUR :
● Du temps médical.
● Des soins de qualité.
● Une médecine de proximité humaine.
● La survie de l’exercice libéral.
Mis à jour le 01 Janv. 2026